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Satyananda Yoga : La pratique spéciale de Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati

par Nick le juin 30 2018
Satyananda Yoga : La pratique particulière de Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati L'un des plus grands maîtres de yoga des temps modernes, Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati, a développé une pratique unique qui intègre divers enseignements. Ce système vise à harmoniser l'esprit, les émotions et les actions, permettant ainsi à chacun de vivre en plus grande harmonie avec soi-même. Le yoga Satyananda comme combinaison de plusieurs traditions Trois traditions anciennes et tout aussi renommées forment le fondement du Satyananda Yoga : le Yoga lui-même, complété par le Tantra et le Vedenta. Cette pratique est donc souvent décrite comme un « système intégral », notamment parce qu’elle prend en compte la personne dans sa globalité. Ceci est réalisé grâce à une synthèse efficace de diverses techniques, enrichie par différentes branches classiques du Yoga. Cette approche offre un large éventail d’options, permettant une adaptation individuelle du système et une meilleure focalisation sur l’effet désiré et atteignable, ainsi que sur l’orientation personnelle. Selon Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati, le système offre ainsi une voie d’adaptation à la personnalité de chacun. Un message central du Satyananda Yoga est répété sans cesse, tel un mantra ou un principe directeur : « La vie quotidienne et le yoga ne font qu’un ! » Par conséquent, la pratique ne se limite pas à des postures de yoga spécifiques ; elle encourage plutôt à vivre plus consciemment au quotidien et, entre autres, à se connecter plus profondément à soi-même grâce à la pleine conscience. Ainsi, le Satyananda Yoga convient à tous les âges et n’est en aucun cas réservé à un groupe particulier. Vous aussi pouvez bénéficier des enseignements de Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati, ou du moins les expérimenter. Caractéristiques typiques du yoga Satyananda Cette pratique de yoga est considérée comme exceptionnellement douce et ne requiert ni muscles développés ni grande forme physique. Bien que les enseignements comprennent diverses asanas, de nombreuses alternatives sont possibles, adaptées à la condition physique de chacun. Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati n'a jamais perçu le yoga comme un simple exercice athlétique ou une doctrine, mais plutôt comme une approche holistique de la santé et du bien-être physique. Si certaines asanas typiques du yoga Satyananda vous semblent trop difficiles, vous pouvez les remplacer par des postures plus simples. L'enseignement de Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati se caractérise notamment par le « Yoga Nidra », qu'il a développé et que l'on pourrait traduire par « sommeil yogique ». Ce yoga vise à induire une relaxation profonde, où le corps entre dans un état de repos et l'esprit, tout en restant éveillé, dans un état méditatif. Aujourd'hui, le Satyananda Yoga, sous ses multiples formes, est pratiqué dans le monde entier et compte de nombreux adeptes qui vantent les bienfaits de cette tradition. Il existe diverses publications, écoles et académies de yoga spécialisées dans le Satyananda Yoga. De nombreux ouvrages ont également été traduits et publiés en allemand. À propos de Sri Paramahamsa Satyananda Saraswati : Né en Inde en 1923, ce moine reçut, selon la tradition, de son maître la mission de diffuser le yoga à travers le monde. Il suivit cet appel, notamment en développant son propre système et en fondant l'École de Yoga du Bihar. Le titre honorifique de « Paramahamsa » lui fut conféré par ses disciples. Après un pèlerinage, il s'établit au Jharkhand (Inde) et ne reçut de nouveaux disciples qu'une fois par an jusqu'à sa mort en 2009. Image © belchonock / 123rf.com
Yogatherapie - ein Schlüssel zu ganzheitlicher Gesundheit - yogabox

La yogathérapie – une clé pour une santé holistique

par Nick le juin 27 2018
La yogathérapie – une clé pour une santé holistique Lorsque la pratique du yoga rencontre les connaissances médicales, on parle de yoga thérapeutique. Cette méthode de guérison holistique peut contribuer à activer les capacités d'autoguérison du corps dans certains cas d'affections spécifiques. Qu'est-ce que la yoga thérapie ? La yogathérapie peut être considérée comme une voie vers le bien-être et un mode de vie global. Elle peut être utilisée à titre préventif pour maintenir la santé et la qualité de vie, ainsi qu'à titre curatif. Les séances sont dispensées par un thérapeute spécialement formé. L'approche thérapeutique intègre le mode de vie yogique, la philosophie, la pratique du yoga et les connaissances médicales. Les patients acquièrent ainsi une précieuse autonomie. Au lieu de recevoir passivement un traitement sur une table de massage, la yogathérapie propose un accompagnement vers l'autosoins. Cette approche thérapeutique peut être combinée à la médecine conventionnelle ainsi qu'à d'autres méthodes naturopathiques, car son objectif principal est de renforcer l'énergie vitale. Les pratiquants de yoga expérimentés comme les débutants, quel que soit leur âge, peuvent bénéficier de la yogathérapie. Contrairement aux cours de yoga traditionnels, la thérapie se déroule en séances individuelles, et non en groupe. Cela permet d'adapter tous les exercices à chaque patient et d'exclure les asanas qui seraient inefficaces chez les personnes souffrant de pathologies préexistantes. Lorsque la médecine conventionnelle atteint ses limites, cette approche thérapeutique s'avère un complément précieux. Il utilise des éléments du yoga classique tels que les asanas , le pranayama et la méditation . Que peut apporter la yogathérapie ? Les textes anciens du yoga décrivent cinq niveaux essentiels à une existence humaine harmonieuse. Niveau de béatitude : Dans cet état, le bonheur et la satisfaction les plus intenses sont atteints. Niveau de l'esprit : C'est là que tout gravite autour de l'intellect et de ce qui constitue la pensée complexe et l'esprit. Niveau des émotions : C’est ici que se rencontre le monde des sentiments, mais on y trouve aussi la pensée simple et quotidienne. Niveau d'énergie : La vie est impossible sans le système énergétique propre à chaque être humain. Niveau corporel : Ce domaine concerne le corps et tous les processus qui lui sont directement liés. Ces différents niveaux ne sont pas isolés, mais interconnectés. Par exemple, une maladie physique reste souvent incurable si le plan mental n'est pas pris en compte. La yogathérapie vise à harmoniser ces différents niveaux, ce qui peut considérablement améliorer l'efficacité des traitements médicaux conventionnels. La relaxation est essentielle pour optimiser chaque niveau. Les exercices de yogathérapie procurent un ancrage plus profond et un retour à l'équilibre intérieur. De nombreux symptômes s'atténuent rapidement grâce à cette simple réduction du stress. Parallèlement, la yogathérapie accroît le niveau d'énergie, éliminant ainsi les déséquilibres énergétiques à l'origine des maladies. Applications de la yogathérapie Toute personne souhaitant améliorer sa qualité de vie ou gérer son stress trouvera son bonheur dans la yogathérapie, tout comme celles qui ne veulent pas dépendre uniquement des traitements médicaux conventionnels pour les maladies aiguës ou chroniques. Grâce à son approche holistique, la yogathérapie offre un large éventail d'applications. En période de grippe, elle peut contribuer à stabiliser le système immunitaire. Les maux de tête intenses et récurrents, dont les médecins n'ont trouvé aucune cause organique, sont souvent dus à un mode de vie malsain et au stress. Dans ce cas, la yogathérapie peut apporter un soutien précieux en s'attaquant aux causes profondes de la douleur. L'agitation peut également se manifester par des troubles du sommeil, des problèmes digestifs ou des affections cutanées. La yogathérapie favorise alors un mode de vie plus équilibré et une relaxation profonde, permettant ainsi au corps de déployer ses capacités d'auto-guérison. Cette approche thérapeutique est également un précieux allié après un accident ou une maladie grave. Les domaines d'application les plus courants de la yogathérapie sont : Maux de tête et migraines Troubles du sommeil acouphènes épuisement professionnel Dépression et crises de panique Problèmes articulaires Hypertension artérielle Problèmes de dos et hernie discale Image © tashka2000 / 123rf.com

Qu'est-ce que le Vini Yoga exactement ?

par Nick le juin 22 2018
Qu'est-ce que le Vini Yoga exactement ? Le concept a été développé par Krishnamacharya, yogi et médecin ayurvédique indien. Le Viniyoga vise à adapter le yoga aux besoins et aux capacités de chaque pratiquant afin d'obtenir des effets optimaux, tout en douceur. Il ne s'agit pas d'un style spécifique ou rigide, car la pratique du yoga ne consiste pas en une séquence d'exercices fixe. Chacun pratique les exercices qui lui conviennent le mieux. Ce choix permet d'atteindre un objectif précis. Le Viniyoga peut notamment donner d'excellents résultats dans le domaine thérapeutique. Vous découvrirez ci-dessous ce qu'est le Viniyoga, comment le pratiquer et quels bienfaits vous pouvez en attendre. Qu'est-ce que le Vini Yoga exactement ? Le vinyoga signifie « application », « adaptation » ou « personnalisation », car les méthodes et les techniques doivent être adaptées individuellement à chaque pratiquant. C'est une forme de yoga très douce, convenant ainsi aux personnes ayant des besoins spécifiques. Les mouvements harmonisent le corps, le souffle et l'esprit, contribuant à un profond sentiment de bien-être et d'équilibre. Une asana peut être utilisée de différentes manières et à diverses fins, que ce soit de façon dynamique, statique ou dans le cadre d'une séquence de vinyasa. Les asanas peuvent avoir une valeur symbolique, initier une méditation ou favoriser un processus de guérison. Divers maux, tant physiques que mentaux, peuvent être soulagés. Voici quelques exemples d'applications possibles : Problèmes de colonne vertébrale Tension dans la nuque Crampes menstruelles Dépression ou autres problèmes de santé mentale La respiration est considérée comme une expression de la force vitale, un lien avec la source de la vie et un médiateur entre le corps, l'esprit et les émotions. Elle est donc au cœur du Viniyoga. Toutes les techniques de respiration sont interconnectées. Quel est le but du Viniyoga ? Vous pouvez décider vous-même de l'usage que vous faites du Vini Yoga, par exemple : Réduction du stress Renforcement des muscles Promouvoir la mobilité Renforcer le dos Optimisation de la posture Entraînement de la perception Contrôle de la respiration méditation Élimination des blocages énergétiques Les mouvements corporels se voient ainsi attribuer des effets spécifiques, exploitables à diverses fins. Chaque asana possède donc un domaine d'application particulier. L'objectif n'est pas la maîtrise parfaite de la posture de yoga, mais son adaptation à chaque pratiquant. Chaque personne est unique, et c'est précisément ce qui est pris en compte. Le Viniyoga consiste donc à reconnaître les conditions, les possibilités et les capacités spécifiques de chacun, et à les considérer et les adapter lors du choix des postures. Différentes variations sont disponibles à cet effet, que vous pouvez utiliser et combiner de nouvelles façons. Avant de pratiquer chez vous, il est conseillé de consulter un professeur de yoga afin qu'il puisse créer un programme d'exercices adapté. Vous pourrez ensuite les reproduire à la maison. Prenez toujours le temps de réfléchir aux effets des exercices. Des ajustements, des modifications ou des intensifications peuvent également être apportés pour optimiser votre pratique. Conclusion Le Viniyoga ne désigne pas un style de yoga spécifique, mais plutôt la pratique appliquée et la combinaison d'exercices. Adapter les exercices aux conditions, besoins, à la forme physique, à l'état de santé et aux circonstances de vie de chacun est essentiel, car cela permet au Viniyoga d'atteindre son plein potentiel et de produire des résultats positifs. Son fondateur, Krishnamacharya, croyait que le yoga est accessible à tous, mais que chacun peut y accéder différemment. Toutes les postures de yoga peuvent être modifiées pour mieux atteindre un objectif précis. C'est là son grand atout, car cela permet une immense variété d'applications. Que les exercices soient de nature sportive, liée à la santé, spirituelle ou religieuse, le choix vous appartient entièrement. Le Viniyoga a toujours un but, poursuivi à travers ses exercices. Image © wavebreakmediamicro / 123rf.com

Mula Bandha : Comment maintenir la circulation de votre énergie

par Nick le juin 19 2018
Mula Bandha : Comment maintenir la circulation de votre énergie En yoga, on définit trois centres énergétiques du corps : les bandhas. Le mot bandha se traduit du sanskrit par verrou ou sceau. Les bandhas sont donc des verrous corporels centraux dotés d'une fonction particulière : ils guident, régulent et préservent l'énergie du corps. Grâce aux postures de yoga et aux exercices de respiration, le prana, l'énergie vitale, est activé. Il doit servir le corps de manière optimale ; en activant vos bandhas, vous contribuez à cette utilisation optimale. Dans la terminologie yogique, cette activation est appelée « réglage des bandhas ». Ce réglage s'effectue par des contractions musculaires finement contrôlées. Le bandha le plus élevé du corps est Jalandhara Bandha, le verrou de la gorge . La contraction abdominale est appelée Uddiyana Bandha . Et Mula Bandha représente le verrou racine, la contraction du plancher pelvien. Ces contractions ne doivent pas être comprises comme des tensions maximales, mais plutôt comme des contractions musculaires précisément coordonnées et ciblées, qui ne peuvent être utilisées efficacement qu'avec l'expérience et une pratique assidue. Mula Bandha peut vous apporter du soutien. Mula Bandha agit sur le chakra racine , le plancher pelvien situé dans la région périnéale, entre l'anus et les organes génitaux. Le plancher pelvien est composé des muscles périnéaux (couche externe), du diaphragme urogénital (couche intermédiaire) et du diaphragme pelvien (couche interne). L'activation du diaphragme pelvien, la connexion musculaire entre le pubis et le coccyx, est primordiale en Mula Bandha. Correctement exécuté, ce verrouillage du chakra racine offre une base stable à la colonne vertébrale, créant ainsi un appui solide pour toutes les postures saines. Il soutient également efficacement les exercices de respiration du yoga. En Hatha yoga, le chakra racine est considéré comme une zone du corps qui procure sécurité et soutien, au-delà du simple aspect physique. La pratique régulière de Mula Bandha empêche l'énergie du corps de redescendre. Au contraire, elle s'élève en vous avec une puissance intacte. Ceci a un effet revitalisant, vous emplissant d'énergie et de joie. La pratique régulière de Mula Bandha offre d'autres bienfaits physiques et mentaux. En contractant les muscles racines, vous pouvez stabiliser votre articulation sacro-iliaque et prévenir l'inflammation dans cette zone. Mula Bandha peut également soulager l'incontinence et les douleurs lors des rapports sexuels. On lui attribue des propriétés améliorant la circulation sanguine et la puissance sexuelle, ainsi que des effets apaisants sur le système nerveux autonome et relaxants sur l'esprit. Cependant, Mula Bandha présente aussi des contre-indications. Il est déconseillé en cas d'inflammation pelvienne aiguë, de lésions du coccyx et après une chirurgie du plancher pelvien. Les femmes enceintes ou ayant récemment accouché doivent également éviter de pratiquer Mula Bandha. Contractions dosées avec précision Mula Bandha peut se pratiquer debout ou en position assise de méditation. De nombreuses instructions conseillent aux débutants d'imaginer une envie pressante d'aller aux toilettes. Cette analogie est pertinente pour visualiser les groupes musculaires à contracter lors de Mula Bandha. En contractant les muscles du plancher pelvien, on le rapproche du bassin et on le remonte. Simultanément, le bas du dos s'allonge et le coccyx et le sacrum s'abaissent dans un mouvement inverse. Les professeurs de yoga expérimentés affirment qu'avec la pratique, la sensation de contraction devient de plus en plus fine et précise. Certaines instructions associent également l'application de ce verrouillage à la technique de respiration yogique du Pranayama. Cette combinaison de respiration et de contraction permet d'affiner encore davantage la compréhension de cette technique de verrouillage. Mula Bandha et Pranayama En position de méditation assise, expirez profondément et complètement. Visualisez votre périnée comme un triangle (certains le comparent à un tissu tendu). À la fin de l'expiration, sentez votre périnée (le tissu, la forme triangulaire) se gonfler vers l'extérieur. Maintenez ce gonflement pendant l'inspiration. Ainsi, votre respiration vous connecte naturellement à la contraction correcte du périnée – une combinaison harmonieuse de respiration et de Mula Bandha. Image © dimol / 123rf.com

Bhastrika Pranayama : Respirer comme un soufflet

par Nick le juin 14 2018
Bhastrika Pranayama : Respirer comme un soufflet Le pranayama, ou exercices de respiration, est un élément essentiel au même titre que les asanas, la méditation et la relaxation . Vous le connaissez certainement grâce à votre pratique du yoga, que ce soit en cours ou à la maison. Il existe différentes formes de respiration yogique, chacune ayant ses propres effets, tout comme les asanas. Le Bhastrika est une technique de respiration ancestrale. Le Bhastrika Pranayama est une méthode de respiration ancienne dont le nom sanskrit signifie « petit soufflet ». Vous apprendrez ici comment pratiquer correctement le Bhastrika Pranayama, les points importants à retenir et les bienfaits de cette pratique. Inspirez et expirez profondément. Le Bhastrika Pranayama consiste à effectuer l'inspiration et l'expiration très intensément, rapidement, en cinq à dix cycles respiratoires. Une exécution correcte produit un sifflement distinct. Le cycle de Bhastrika Pranayama se termine par une expiration aussi profonde que possible, suivie d'une pause durant laquelle vous contractez les trois bandhas : Mula Bandha, Uddiyana Bandha et Jalandhara Bandha . Après un court repos, vous pouvez répéter ce processus. Trois cycles sont recommandés. Effets de guérison Les bienfaits thérapeutiques du Bhastrika Pranayama sont déjà mentionnés dans la Hatha Yoga Pradipika. Cet exercice de respiration est particulièrement bénéfique pour le système respiratoire. Il est utilisé en cas d'inflammation de la gorge et du pharynx, ainsi que pour l'asthme et la congestion nasale. Cet exercice permet d'éliminer le mucus, facilitant ainsi la respiration. Le Bhastrika Pranayama peut également soulager la constipation, car il stimule durablement la digestion. Un régime alimentaire adapté peut optimiser ce processus. L'Ayurveda, en particulier, préconise des aliments qui stimulent la digestion. La préparation est importante Le Bhastrika Pranayama est un exercice de respiration avancé. Il est préférable de s'y préparer progressivement, idéalement sous la supervision d'un professeur de yoga expérimenté et de confiance. Il est conseillé d'intégrer les asanas (postures) à votre pratique quotidienne. La consommation d'alcool, de drogues ou de nicotine est déconseillée pendant la pratique du Bhastrika Pranayama. L'alimentation est essentielle à la pratique du pranayama. Un régime végétarien, sans viande ni poisson, est important. Idéalement, le travail respiratoire devrait faire partie intégrante de votre parcours yogique. La respiration alternée, que l'on peut apprendre assez tôt en yoga, est souvent une étape importante vers le Bhastrika Pranayama. Le Kapalabhati , une inspiration profonde suivie d'une expiration douce, sera également utile à votre préparation. Bhastrika Pranayama et méditation Le Bhastrika, en tant que forme de pranayama, est une voie qui permet d'élargir sa conscience et devrait donc être intégrée à sa pratique spirituelle. Il active la Kundalini , le serpent situé dans le bas de la colonne vertébrale, source de l'énergie créatrice. La méditation s'améliorera très probablement grâce à un pranayama basé sur le Bhastrika. Plus vous vous libérez des impuretés, élargissez votre conscience et laissez le prana circuler librement, plus vous vous rapprochez de l'expérience du divin. Vous découvrez votre véritable nature et un plus grand équilibre dans votre vie. Votre chemin vers Bhastrika Pranayama Si vous souhaitez pratiquer cette technique de pranayama, vous aurez besoin d'un endroit calme, compte tenu de sa nature spirituelle. Asseyez-vous en lotus (Padmasana) et maintenez une posture droite. Il est préférable de pratiquer le matin, mais la pratique le soir est également possible. Il est important d'interrompre la pratique si vous ressentez des vertiges et de reprendre votre rythme respiratoire normal. Il est également préférable que l'environnement soit plutôt frais, mais certainement pas trop chaud. Transpirer est tout à fait normal avec cette forme particulière de pranayama. Image © fizkes / 123rf.com

Exercices de yoga pour le cou et les épaules

par Nick le juin 11 2018
Exercices de yoga pour le cou et les épaules La nuque et les épaules sont une zone sensible pour beaucoup. Une tension persistante s'y installe souvent, provoquant des douleurs cervicales et des maux de tête, voire des douleurs irradiant dans les bras et les mains. Les exercices de yoga peuvent contribuer à maintenir la souplesse et la détente des épaules et de la nuque. Toutefois, il y a quelques points à prendre en compte. Pourquoi la nuque est-elle si souvent tendue ? Plusieurs raisons expliquent la tension musculaire fréquente, notamment au niveau des épaules et de la nuque. L'une d'elles est le manque d'activité physique. Par exemple, rester immobile devant un écran pendant des heures provoque fatigue et crampes musculaires. Une autre raison est la pression exercée par le poids des bras sur la colonne cervicale via le muscle trapèze. Les muscles stabilisateurs de la colonne cervicale doivent donc fournir un effort considérable pour maintenir cette posture. Enfin, le stress joue également un rôle important. La réaction au stress ne se limite pas à la fameuse réaction de « lutte ou fuite » ; une troisième option, la « peur », entre également en jeu – et un programme de contrôle biologiquement inné nous pousse alors à nous voûter. Généralement, nous ne nous en rendons même pas compte, ou seulement après plusieurs heures, lorsque les muscles tendus commencent à nous faire mal. Cette douleur cervicale typique est due à une diminution du flux sanguin vers les muscles. Quels sont les exercices de yoga pour la nuque ? Deux postures de yoga en particulier, la posture de la charrue (Halasana) et la posture de l'oreille au genou (Karna Pidasana) , sont idéales pour maintenir la souplesse et la santé de la nuque et préserver l'ouverture des méridiens énergétiques qui la traversent. L'encadrement attentif d'un professeur expérimenté est indispensable. Ces deux postures sont exigeantes et requièrent une bonne maîtrise du corps et une certaine souplesse. Par conséquent, elles ne doivent pas être tentées seules par les débutants, surtout en cas de problèmes d'épaules ou de cou. Comment Halasana affecte-t-elle les épaules et le cou ? Halasana agit comme un étirement pour toute la colonne vertébrale. Cet étirement est particulièrement perceptible au niveau de la nuque. La pratique régulière permet de détendre et d'étirer les muscles profonds des cervicales, ce qui accroît leur souplesse et leur relaxation. La circulation sanguine dans les muscles du cou et des épaules est également améliorée. Il est important de réguler la tension musculaire au niveau des cervicales car, outre les principaux méridiens énergétiques, cette zone contient de nombreux petits ganglions nerveux du système nerveux autonome, qui peuvent être irrités par une tension persistante. Ceci peut entraîner des symptômes tels que des vertiges, des maux de tête, des nausées ou des migraines. Une tension musculaire optimale au niveau des épaules et de la nuque peut donc avoir un effet préventif contre de nombreux troubles. Outre ses bienfaits sur les épaules et la nuque, Halasana étire en douceur l'arrière des jambes. Les puissants muscles fléchisseurs de l'arrière des jambes sont particulièrement sujets au raccourcissement. Halasana contribue à prévenir et à réduire ce raccourcissement musculaire. De plus, les organes abdominaux bénéficient d'un massage doux qui stimule la circulation. Si vous avez des difficultés à réaliser Halasana, votre professeur de yoga peut vous montrer des modifications qui vous permettront de progresser en douceur vers la position correcte. Comment Karna-Pidasana affecte-t-il le corps et la conscience ? Nombreux sont ceux qui apprécient cette posture de yoga car elle ferme complètement les sens (yeux et oreilles), procurant ainsi une profonde sensation de paix intérieure, à l'abri des distractions. Cette posture offre également de nombreux bienfaits pour la nuque et les épaules : elle étire les muscles du cou, de la colonne vertébrale et des jambes comme décrit précédemment. Son effet sur les organes abdominaux est identique, permettant à l'ensemble des muscles du tronc de se détendre. De plus, cette posture favoriserait la circulation sanguine vers la tête et pourrait être bénéfique en cas de problèmes d'oreilles, par exemple. Enfin, Karna Pidasana peut contribuer à réduire le stress, améliorer le sommeil, les fonctions cognitives et la concentration, et pourrait avoir un effet positif sur les troubles thyroïdiens. Amuse-toi bien à t'entraîner ! Image © seenad / 123rf.com

Purna Dhanurasana - Arc complet

par Nick le mai 14 2018
Purna Dhanurasana - Arc complet En Hatha yoga, outre la posture du lotus bien connue , il existe de nombreuses autres postures que vous pouvez adopter pendant la méditation. Celles-ci étirent vos muscles et vos tendons, vous procurant ainsi force et énergie supplémentaires. C'est particulièrement important pour votre santé physique et mentale si vous restez assis de longues heures chaque jour. L'une de ces postures, ou asanas, est « Dhanurasana ». « Dhanu » signifie « arc », car durant cet exercice, le corps prend la forme d'un arc plus ou moins tendu. Cela étire notamment les muscles du dos, de la poitrine et des épaules. Dhanurasana peut également avoir un effet positif sur la digestion. Cependant, la posture peut être difficile, surtout pour les débutants, car la coordination des mains et des bras est inhabituelle et différents groupes musculaires sont sollicités. Une version simplifiée de Dhanurasana est recommandée aux débutants. Les pratiquants plus avancés, quant à eux, peuvent essayer la posture de l'arc complet, ou Purna Dhanurasana. Purna Dhanurasana - Instructions (Vous pouvez aussi commencer par Dhanurasana pour voir jusqu'où vos muscles peuvent s'étirer.) Allongez-vous à plat ventre sur votre tapis de yoga et respirez calmement. Maintenant, expirez et pliez les genoux au maximum. Vos talons doivent toucher vos fesses. Soulevez légèrement le haut du corps, puis saisissez vos chevilles ou vos orteils par l'extérieur (le pouce entre le gros orteil et le deuxième orteil). Commencez par le pied droit et la main droite. Veillez à ce que vos genoux ne soient pas écartés plus que la largeur des épaules. Maintenant, inspirez profondément et soulevez le haut de votre corps et vos cuisses. Laissez lentement votre tête retomber en arrière. Avancez vos coudes jusqu'à ce qu'ils se rejoignent devant votre visage. Vos orteils devraient alors toucher votre tête. Commencez par le côté droit. Enfoncez profondément votre os pubien dans le sol. Inspirez et expirez profondément. Essayez de respirer dans le dos, au niveau du haut du corps. Maintenez cette position pendant 20 à 30 secondes. Puis expirez profondément et relâchez la position. Variantes et conseils pour cette position de yoga Si vous n'avez pas beaucoup d'expérience en yoga, que votre corps manque de souplesse et que vous avez des difficultés de coordination, commencez par une posture douce (Dhanurasana) et évitez absolument d'étirer votre colonne vertébrale. Vous pouvez utiliser des élastiques ou placer une serviette roulée sous vos cuisses pour faciliter le mouvement. Les débutants doivent veiller à garder les genoux et les pieds écartés à la largeur des épaules. Souvent, ces parties du corps sont trop écartées, ce qui peut entraîner des problèmes et des tensions aux genoux. De plus, le poids du corps doit reposer sur le bas-ventre et non sur les hanches. Vous pouvez effectuer Purna Dhanurasana après Bhujangasana et Salabhasana . Ces poses se complètent bien. Les praticiens avancés peuvent également se balancer pendant Purna Dhanurasana. Pour quelles maladies Purna Dhanurasana aide-t-elle ? Purna Dhanurasana est une posture de yoga qui peut paraître difficile, mais qui est en réalité très efficace. Elle commence par un massage doux de la région abdominale, ce qui peut soulager la constipation, les maux d'estomac et autres troubles gastro-intestinaux. Elle stimule également la digestion, ce qui peut être bénéfique pour les personnes au régime. Les crampes menstruelles peuvent aussi être apaisées grâce à cette posture. De plus, Purna Dhanurasana étire et renforce de nombreux groupes musculaires, notamment les muscles du dos, de la poitrine, des abdominaux et des cuisses. Cet exercice peut également favoriser la santé de la colonne vertébrale. Sur le plan psychologique, la posture ouverte, le regard tourné vers le haut, peut principalement susciter un sentiment d'exaltation et de confiance en soi. De plus, l'énergie est libérée au niveau de la poitrine et de la gorge, ce qui peut améliorer la respiration. Quand ne devriez-vous pas effectuer Purna Dhanurasana ? La posture de l'Arc complet (Purna Dhanurasana) exige une pratique considérable et une bonne condition physique, notamment une colonne vertébrale souple. Par conséquent, en cas de problèmes de dos ou de cou, il est conseillé de consulter un médecin avant d'entreprendre Purna Dhanurasana. Les femmes enceintes et les personnes ayant récemment subi une intervention chirurgicale abdominale doivent également choisir une autre posture. Image © solstizia / 123rf.com
Yogaübungen im Sitzen: wertvolle Asanas - yogabox

Exercices de yoga assis : asanas précieux

par Nick le mai 08 2018
Exercices de yoga assis : asanas précieux La nuque est une zone du corps souvent négligée. Elle est fréquemment éclipsée par le dos, sur lequel on se concentre surtout lorsqu'il est tendu et douloureux. Pourtant, c'est précisément de la nuque que peuvent provenir de nombreux maux. Une tension musculaire au niveau de la nuque peut se manifester par des maux de tête, des douleurs aux épaules et aux bras, voire des insomnies. La nuque est fréquemment sollicitée, voire sursollicitée, au quotidien. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les personnes travaillant longtemps sur ordinateur. Le yoga propose de nombreux exercices pour renforcer et détendre les muscles du cou. Les postures assises sont idéales pour cela. Nous vous en présenterons quelques-unes dans cet article. Quatre exercices de yoga assis Yoga Mudra : Flexions avant en position du lotus Dans le Yoga Mudra, vous expérimentez un allongement parfait de la nuque. En vous penchant vers l'avant, vous vous inclinez devant la création, source de vos racines et de vos ailes, et vous détendez votre nuque, progressivement, à mesure que vous vous laissez imprégner par l'étirement doux de cette posture. Vous vous penchez également vers l'avant à votre bureau. Cependant, cet allongement de la nuque est bien différent de celui offert par les exercices de yoga assis : alors que vous pouvez ressentir une raideur dans la nuque et regarder souvent à droite et à gauche en travaillant à votre bureau, le Yoga Mudra est une véritable libération. Vous vous immergez de plus en plus dans cette posture, allongeant et détendant la zone de votre nuque, et apprenant à lâcher prise progressivement, tant physiquement que mentalement. Bandha Padmasana : position du lotus liée La posture du lotus lié est un exercice de yoga assis particulièrement adapté aux pratiquants avancés. Elle détend la nuque comme la flexion avant du lotus, mais de façon plus intense : en attachant vos bras derrière le bas de votre dos, vous abaissez doucement vos épaules. Cela crée la liberté de mouvement de la nuque dont on parle souvent en yoga ou en sport avec l’expression « épaules éloignées des oreilles ». Contrairement aux épaules relevées, la nuque est ainsi parfaitement détendue, faisant du lotus lié un exercice de yoga assis idéal pour la nuque. Essayez-le et voyez comment votre nuque se sent dans cette position ! Garbhasana : Position de l'embryon La position fœtale est une asana qui offre une protection et une relaxation complètes. Existe-t-il une posture plus apaisante que celle d'un enfant dans le ventre de sa mère ? Cette posture, également connue sous le nom de posture de l'enfant, est naturellement un exercice de yoga assis bénéfique pour la nuque. C'est un exercice holistique qui aide à détendre le corps, l'esprit et l'âme, vous donnant la force nécessaire pour affronter les défis de la vie. C'est aussi une posture de yoga assise idéale pour équilibrer des asanas plus intenses ou pour conclure une séance de yoga. Virasana : Guerrier La posture du guerrier est une autre posture de yoga assise qui favorise la santé de la nuque et le bien-être général. Ici aussi, les bras orientés vers le bas soulagent la pression sur la nuque en augmentant l'espace entre les épaules et les oreilles, ce qui offre une plus grande liberté de mouvement au cou. Virasana, également connue sous le nom de posture du guerrier, est une autre posture de yoga assise qui peut soulager les douleurs dorsales. Cette posture est également utilisée pour détendre les jambes après une longue journée de travail. Votre esprit peut également trouver la paix dans cette position. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi pratiquer la méditation ou un exercice de respiration (Pranayama) dans la posture du guerrier pour vous ressourcer et vous régénérer. Image © iofoto / 123rf.com

Exercices de yoga et entraînement physique : quelle est la différence ?

par Nick le avr. 16 2018
Exercices de yoga et entraînement physique : quelle est la différence ? Il est indéniable que le yoga est à la mode. On parle même d'un véritable engouement pour cette discipline. Le yoga a d'ailleurs été reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Actuellement, environ trois millions de personnes pratiquent le yoga en Allemagne, et ce nombre augmente chaque jour. Qu'attendent-elles du yoga ? Qu'est-ce qui les attire ? Il est bien connu que les exercices de yoga peuvent contribuer, par exemple, à réduire les douleurs dorsales ou articulaires ou à réguler la tension artérielle. Ce sont précisément ces bienfaits sur la santé qui rendent le yoga si attrayant. Cependant, beaucoup de ceux qui recherchent un cours de yoga près de chez eux pour la première fois ignorent que le yoga ne se concentre pas uniquement sur la santé physique, mais offre une perspective beaucoup plus globale. Alors, quelle est la différence entre l'exercice physique et le yoga ? Nous vous proposons un aperçu, en soulignant les différences et les similitudes. Corps et esprit : les deux faces d'une même pièce L'activité physique est un excellent moyen de rester en bonne santé jusqu'à un âge avancé. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère le manque d'exercice comme l'une des principales causes de maladies liées au mode de vie, telles que le diabète, l'hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus. Une activité physique régulière contribue significativement à réduire les risques de maladie. Pour cette seule raison, l'activité physique est tout à fait bénéfique. Au contraire, de nombreuses études ont démontré ses effets positifs non seulement sur le corps, mais aussi sur l'esprit. Elle peut donc également être utile en cas de troubles mentaux comme la dépression et l'anxiété. Cet article n'a pas pour but de prouver la supériorité du yoga sur l'activité physique. Il s'agit plutôt d'explorer leurs liens, leurs différences et leurs points communs. La réponse surprendra sans doute nombre de personnes qui découvrent le yoga. Exercices de yoga pour le corps et l'âme Le yoga est souvent présenté comme un produit standardisé, identique partout et en tout temps. Pourtant, le terme « yoga » englobe une vaste gamme d'écoles, de styles et de traditions, parfois très différents les uns des autres. Certaines remontent à l'Antiquité, tandis que d'autres n'ont émergé que ces dernières décennies. En Allemagne, et plus généralement en Occident , le Hatha yoga est souvent la première forme qui vient à l'esprit lorsqu'on pense au yoga. Au sein du spectre des yogas, le Hatha yoga est sans doute le plus axé sur le physique. À première vue, il semble que les nombreuses postures de yoga (asanas) soient au cœur de la pratique. Et bien sûr, les asanas jouent un rôle important dans le Hatha yoga. On peut tout à fait pratiquer le Hatha yoga comme une forme exigeante de gymnastique. Mais ce n'est pas son but premier. Son véritable objectif est de purifier le corps et de le préparer à accueillir les énergies supérieures qui attendent les pratiquants sur la voie du yoga. Une asana vise à amener le corps et les canaux énergétiques dans un état permettant d'accéder à des réalités supérieures. Cependant, ce n'est pas ce que recherchent tous les pratiquants de yoga en Occident. Et c'est tout à fait normal. Vous êtes libre de choisir ce que vous souhaitez vivre avec votre corps et votre esprit. Si votre objectif principal est de maintenir la souplesse, la force et la flexibilité de votre corps, c'est un but louable pour lequel les exercices de yoga sont un outil idéal. Si, par la suite, vous souhaitez aller plus loin et explorer également le potentiel de votre esprit, de nombreux autres exercices de yoga adaptés existent. Le yoga s'adapte à votre niveau et ne vous impose rien. Au-delà du Hatha Yoga : Comment le yoga va-t-il au-delà du physique ? Si l'on ignore les étapes intermédiaires, le yoga peut ouvrir la voie au Samadhi , l'union avec le divin. C'est un objectif très élevé, rarement présent dans les programmes d'entraînement des sportifs. Et, franchement, fusionner avec le divin « JE SUIS » n'est pas donné à tout le monde. Il existe des pratiques de yoga pour toutes les étapes intermédiaires ; vous n'êtes donc jamais seul ni sans guide sur votre chemin. Vous déterminez votre propre rythme d'apprentissage. Tôt ou tard – la plupart des écoles spirituelles s'accordent sur ce point – nous atteignons tous le Samadhi (ou un concept équivalent). Il est donc inutile de précipiter les choses. Concentrons-nous plutôt sur les étapes qui s'offrent à nous si nous voulons progresser. Elles recèlent de précieux enseignements, applicables au quotidien. Pranayama : La respiration est à la fois source de pensée et d'énergie. Dans l'entraînement sportif, la respiration joue un rôle important, mais limité. Elle fournit l'oxygène nécessaire au métabolisme cellulaire et à la production d'énergie. C'est là que les différences avec l'approche yogique apparaissent particulièrement clairement. En yoga, le souffle relie l'individu, la personne unique, au Tout, à l'Atman, l'âme du monde. Cette différence d'attitude intérieure et d'attribution de sens transforme le simple fait de respirer en une participation à l'esprit du monde, une union avec le divin qui imprègne subtilement chaque aspect de la vie. Les exercices de respiration sont importants dans de nombreux domaines du yoga. Il existe de nombreux exercices de yoga qui ciblent explicitement le souffle, visant des transformations à la fois physiques et mentales. Dans la pensée orientale, le souffle et l'esprit ne font qu'un. Cette conception dépasse largement la vision occidentale moderne, qui perçoit l'inspiration et l'expiration constantes comme un simple échange de gaz. Le pranayama , la contemplation et la concentration persistantes sur le souffle, permet au pratiquant une expérience directe d'unité, indescriptible. Et c'est une expérience que l'entraînement purement physique ne peut offrir. Qu'ont en commun les exercices de yoga et l'entraînement physique ? Il existe des bienfaits que le yoga promet autant que les méthodes d'entraînement sportif. Parmi ceux-ci, on peut citer l'amélioration de la coordination, de la force, de la souplesse et de l'endurance. Ces bienfaits peuvent être obtenus aussi bien par le yoga que par des programmes d'entraînement physique. Les exercices de respiration du yoga peuvent également influencer positivement la fonction pulmonaire et la posture. Par ailleurs, l'entraînement sportif peut aussi avoir un impact positif sur des facteurs psychologiques tels que la confiance en soi et la réduction du stress. En fin de compte, le développement du corps et de l'esprit est indissociable, et il est difficile de travailler l'un sans obtenir simultanément des effets bénéfiques sur l'autre. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : quiconque souhaite exploiter pleinement le potentiel de développement du corps et de l'esprit a tout intérêt à choisir une voie qui les considère tous deux dès le départ. Et le yoga, avec son histoire millénaire, offre d'excellentes opportunités pour développer le corps et l'esprit simultanément et de manière équilibrée, et ce, à son propre rythme. Image © teksomolika / 123rf.com

Dharana - rester détendu et concentré

par Nick le avr. 12 2018
Dharana - rester détendu et concentré Dharana, la sixième étape du chemin octuple du Raja Yoga , est généralement traduite par « maintien » ou « concentration ». C'est la première des trois dernières étapes, qui comprennent également Dhyana et Samadhi . Ensemble, ces trois étapes constituent Samyama, ou absorption. Que signifie Dharana ? Les significations du mot sanskrit sont multiples. Selon le contexte, elles englobent la mémoire et le souvenir, mais aussi le ressentiment et la colère. Toutes ces significations ont en commun le fait de s'accrocher à quelque chose, de le retenir – et c'est précisément l'essence du yoga. Dharana signifie maintenir son attention concentrée sur un seul objet et ne pas se laisser distraire. Cela paraît simple, mais en pratique, il est souvent très difficile de maintenir l'esprit suffisamment concentré pour qu'il ne vagabonde pas. De nombreuses distractions, internes comme externes, peuvent littéralement détruire cette conscience focalisée. Bruits et mouvements environnants, rappels (par exemple, de tâches inachevées), pensées concernant l'avenir, sensations corporelles… la liste des distractions possibles est longue. Pratiquer Dharana, c'est apprendre à maintenir intentionnellement son attention concentrée sur son objet de méditation sans se laisser distraire. Cela ne fait pas disparaître les distractions, mais elles cessent de nous intéresser. Dharana est un état que nous connaissons tous, car les enfants y entrent spontanément et naturellement en jouant. On le désapprend tout simplement – ​​mais avec des exercices appropriés, on peut le réacquérir. Comment pratique-t-on le Dharana ? La cinquième étape, Pratyahara, vous a déjà préparé à Dharana par le retrait des sens ; en effet, les cinq premières étapes peuvent être considérées comme une préparation aux trois dernières. Vous vous êtes déjà familiarisé avec de nombreuses pratiques favorisant la concentration, comme le Pranayama , qui consiste à se concentrer sur la respiration. Pour pratiquer Dharana, vous choisissez un objet que vous souhaitez maintenir dans votre conscience pendant toute la durée de la pratique. Il peut s'agir d'une divinité, d'une image de méditation, d'un son (même imaginaire), d'un mantra, d'un parfum, d'un objet physique, d'une fourmilière, d'une fleur ou d'un arbre, ou encore d'une partie de votre corps. L'important n'est pas l'objet de votre concentration, mais de ne pas vous laisser distraire pendant toute la durée de la pratique. Cela ne signifie pas une concentration rigide, mais plutôt une conscience détendue et focalisée. Lorsque vous commencez à pratiquer le Dharana, il est préférable de ne pratiquer que quelques minutes – même cela représente un véritable défi pour les débutants – et d'augmenter la durée des exercices lorsque vous parvenez à maintenir une conscience détendue mais concentrée pendant plusieurs minutes sans que vos pensées ne commencent à sauter sans cesse d'un sujet à l'autre (Kshipta) ou à devenir fatiguées et lentes (Tamas, Mudha). Vous pouvez pratiquer les yeux ouverts ou fermés, en observant quelque chose d'extérieur ou d'intérieur. Au final, peu importe comment vous atteignez Dharana ; seul l'état lui-même compte. Lorsque cela se produit, votre conscience passe sans effort, presque automatiquement, en Dhyana, l'absorption méditative. Conseils et outils Sachez-le : il est tout à fait normal que votre esprit soit distrait au début de votre pratique. Accueillez ces distractions calmement, laissez-les passer et revenez à votre objet de concentration de manière détendue. S'énerver ne fera que rendre l'exercice plus difficile. Pour mieux suivre vos progrès, vous pouvez utiliser un collier de perles. À chaque distraction, déplacez une perle. Ainsi, vous remarquerez plus facilement la diminution des distractions au fil du temps. Commencez à faire tout ce que vous faites dans votre vie quotidienne avec une attention et une concentration totales – cela améliore considérablement vos capacités de concentration lors de la pratique ! Image © dotshock / 123rf.com

Uddiyana Bandha : La fermeture de la paroi abdominale, en rentrant l'abdomen.

par Nick le mars 06 2018
Uddiyana Bandha : La fermeture de la paroi abdominale, en rentrant l'abdomen. L'exercice Uddiyana Bandha est adapté même aux débutants en yoga grâce à sa simplicité d'exécution. Littéralement, il se traduit par le « verrouillage » (Bandha) de la paroi abdominale (Uddiyana). Le but de cet exercice est donc de contracter les abdominaux vers le haut après l'expiration. Il vise également à aider à contrôler le prana (énergie vitale) lors des différentes postures de yoga. De par sa simplicité, c'est un exercice de bandha idéal qui peut facilement être intégré ou enrichi dans un programme de yoga existant. Quels effets pourrait avoir l'Uddiyana Bandha ? Selon la tradition, cet exercice est considéré comme un mudra abdominal avancé, bien que relativement facile à réaliser d'un point de vue purement physique. Il est réputé masser les organes abdominaux et favoriser une digestion harmonieuse. On pense également qu'il aide à se reconnecter à son centre intérieur, source de courage, d'enthousiasme et de confiance en soi. Ainsi, contracter les abdominaux peut avoir des bienfaits qui dépassent le simple aspect physique. À vous de découvrir si cet exercice vous convient et vous apporte de tels bienfaits potentiels. Nous allons donc vous montrer comment pratiquer l'Uddiyana Bandha. Notez cependant qu'il existe plusieurs variantes ; nous vous présenterons ici la plus courante. Étape par étape : Comment réaliser Uddiyana Bandha Pour commencer, tenez-vous debout, les mains posées sur les cuisses. Gardez le dos bien droit et prenez trois à cinq respirations profondes. Penchez-vous ensuite en avant, le buste penché, et posez vos paumes sur vos genoux. Étirez légèrement vos fesses et abaissez votre menton vers votre poitrine. Dans cette position, vous pouvez commencer l'Uddiyana Bandha. Expirez complètement en posant vos paumes sur vos genoux. Au lieu d'inspirer immédiatement, contractez consciemment et fortement votre abdomen vers l'intérieur. Comme vous avez déjà expiré, votre abdomen se contractera profondément, créant un espace creux. En suivant les instructions, contractez votre paroi abdominale non seulement vers l'intérieur, mais surtout vers le haut, ce que permet la posture penchée. Maintenez cette position quelques secondes, puis revenez à la position de départ en inspirant. Il est important que toute la région abdominale soit contractée vers la colonne vertébrale. Le mieux est de déterminer par vous-même combien de temps vous pouvez maintenir cette position. Uddiyana Bandha n'est jamais une compétition ni une torture pour votre corps. Essayez de déterminer combien de temps vous pouvez confortablement, mais avec un sentiment de défi, retenir votre respiration après avoir expiré et contracter votre paroi abdominale, ainsi que vos organes internes, vers votre colonne vertébrale. Si vous atteignez lentement votre limite, ne forcez pas davantage, mais relâchez Uddiyana Bandha. Pour sortir de l'exercice, relâchez la contraction de vos abdominaux afin que votre ventre reprenne sa forme normale. Inspirez profondément, redressez-vous et détendez-vous. Vous pouvez répéter cet exercice d'Uddiyana Bandha plusieurs fois ; nous recommandons environ cinq fois. Cet exercice est plus efficace le matin à jeun. Pour profiter pleinement de ses bienfaits, il est conseillé de pratiquer l'Uddiyana Bandha chaque matin. N'ayant rien mangé ni bu avant l'exercice, la contraction des abdominaux sera plus facile et vous éviterez de perturber votre estomac et vos intestins pendant la digestion. Image © fizkes / 123rf.com

Samadhi : atteindre la superconscience

par Nick le févr. 24 2018
Samadhi : atteindre la superconscience Le terme « samadhi » vous sera probablement présenté seulement après une longue pratique du yoga. En effet, il désigne un état de conscience difficile à atteindre pour le yogi moyen et réservé à quelques rares pratiquants après des années d'expérience. Il transcende la méditation et décrit une immersion totale dans un état où la pensée n'a plus d'influence. Vous trouverez ici plus d'informations sur cette superconscience. Le plus haut niveau de ce qui est réalisable Patanjali est un nom qui vous est peut-être familier. Il est l'auteur des Yoga Sutras, l'un des textes les plus importants qui constituent le fondement de la pratique quotidienne des yogis du monde entier. Dans les Yoga Sutras, Patanjali décrit les huit étapes du Raja Yoga , qui peuvent nous guider sur le chemin de l'éveil. Ce sont : Yama - notre attitude extérieure Niyama - notre attitude intérieure Asana - exercices physiques qui servent au contrôle et à la purification Pranayama – le contrôle de notre respiration Pratyahara - le retrait du monde extérieur en esprit Dharana - Concentration Dhyana - Méditation Samadhi - Supraconscience, conscience d'unité Comme vous pouvez le constater, le samadhi est l'aboutissement du chemin. C'est un état qui ne peut être atteint qu'après une vie entière de pratique et qui sera réservé à très peu de yogis. L'essence du Samadhi Puisque seuls quelques-uns atteignent le samadhi, et que cet état dépasse notre entendement, le décrire est naturellement difficile, voire impossible. C'est un état qu'il faut expérimenter pour le saisir pleinement. Dans les Yoga Sutras 1.20, Patanjali lui-même décrit clairement cet état, but suprême du yogi, mais d'une manière qui nous échappe totalement : « D'autres êtres (incarnés) atteignent une forme d'absorption (samadhi) par la foi, le courage, le souvenir, la concentration et la sagesse. » Le samadhi est un état de fusion avec l'objet de méditation. Les pensées du monde extérieur s'estompent. Il s'agit de réalisation, d'éveil, d'expérience d'unité. Comme cet état est difficilement compréhensible pour celui qui ne l'a pas vécu, le samadhi est souvent décrit comme ce qu'il n'est pas. Le samadhi n'est ni l'éveil, ni le sommeil, ni le rêve. Le lien avec le corps physique semble rompu. Ce n'est pas sans raison que le terme samadhi se retrouve également dans le mot désignant le départ conscient de notre corps lors de la mort : on parle alors de mahasamadhi. L'éveil est cependant peut-être le terme qui décrit le mieux cet état. Il serait bon de ne pas trop s'attarder sur cet état apparemment inaccessible, mais plutôt d'intensifier notre méditation ici et maintenant, progressivement. Chacun à sa manière, selon ses capacités et sa disponibilité. Votre chemin vers un plus grand éveil Il serait certainement inapproprié de vous encourager, à ce stade, à atteindre l'éveil complet du samadhi. Cependant, la méditation propose des étapes progressives qui vous permettent d'accéder à des états de conscience modifiés, contribuant ainsi à renforcer votre bien-être mental et émotionnel. Il s'agit, par exemple, de lâcher prise sur les pensées relatives à ce qui nous pèse mais que nous ne pouvons changer. Plus vous progresserez dans votre pratique de la méditation, plus vous constaterez votre capacité à laisser passer les pensées et à vous concentrer sur l'instant présent. En méditation, nous nous reconnectons à nos racines et au divin. Cela nous procure la certitude d'être en sécurité, même lorsque la vie se complique et que des problèmes apparemment insurmontables surgissent. Ce sentiment d'être soutenu vous apportera la sécurité, même si, comme beaucoup d'entre nous, vous n'atteignez pas le samadhi. Image © Krisdog / 123rf.com

Tolangulasana : Trouver l'équilibre dans la balance

par Nick le févr. 19 2018
Tolangulasana : Trouver l'équilibre dans la balance Tolangulasana est la posture de l'équilibre. Elle fait partie des postures d'équilibre qui exercent un charme captivant avant même qu'on ne les observe. Son effet est à la hauteur de son nom : l'équilibre. Vous pouvez vous attendre à un équilibre intérieur et extérieur, à une harmonie et une sérénité profondes. Ici, vous pouvez en apprendre davantage sur cette posture empreinte de beauté et de grâce. Rester concentré sur l'exercice Dans Tolangulasana, le corps prend la forme d'une balance. Le torse et la tête, étirés en diagonale vers le haut, forment une première écaille. Les jambes, croisées en lotus et également soulevées du sol, constituent la seconde écaille. Le bassin repose sur les mains, assurant l'ancrage au sol. Les avant-bras et les coudes, posés au sol, offrent stabilité. Les effets sur le corps, l'esprit et l'âme Le nom même de « Balance » évoque l'équilibre que cet exercice vous procure. Vous vous sentez ancré·e en vous et protégé·e par une force supérieure. Grâce à cet équilibre, à la posture harmonieuse de vos membres, vous ressentez une énergie qui vous accompagne tout au long de la journée. Tolangulasana est également un exercice très efficace sur le plan physique. Il renforce particulièrement les muscles des épaules et des bras, qui vous soutiennent dans cette posture. En contractant vos abdominaux et en rapprochant votre tête de votre poitrine, vous renforcez également vos muscles abdominaux et pectoraux. La tension exercée sur vos muscles abdominaux a aussi un impact sur vos organes internes. La pression créée par la contraction de l'abdomen et la limitation des mouvements des jambes et du torse masse délicatement les organes internes. Cela peut être bénéfique, par exemple, en cas de ballonnements ou de constipation. Quelle est la meilleure façon de s'exercer à la gamme ? Pour la posture d'équilibre, il vous faut de la force dans les bras et de la souplesse au niveau des hanches et des genoux. Vous pouvez travailler ces deux aspects séparément, en commençant par cette posture. Par exemple , le chien tête en bas ou la posture du cobra vous aideront également à développer la force de vos bras. Vous pouvez travailler la souplesse de vos hanches avec des postures comme le cygne, pratiquée en Yin Yoga. La posture du lotus est aussi une excellente préparation à Tolangulasana ! Quelle est la meilleure façon d'effectuer Tolangulasana ? Commencez par adopter la posture du lotus (Padmasana) . Ensuite, penchez-vous en arrière jusqu'à vous retrouver en Matsyasana, la posture du poisson . Puis, redressez-vous et prenez la posture d'équilibre, que vous maintiendrez pendant quelques respirations. Dans cette position, si vous rapprochez votre menton de votre poitrine, vous effectuez Jalandhara Bandha . Ce verrouillage du menton est un exercice important de Pranayama. L'objectif est de maintenir l'énergie dans la zone importante de la tête et du cou pendant un certain temps. Vous constaterez si vous ressentez des effets bénéfiques. Si ce n'est pas le cas, ce n'est tout simplement pas encore le bon moment, et vous pourrez réessayer plus tard. Faites ce qui vous semble bon ! Contre-indications pour Tolangulasana Il est déconseillé d'utiliser la balance en cas de blessure ou de gêne aux épaules ou aux bras. Les problèmes de genoux et de ménisques sont également à éviter, car les genoux sont pliés à un angle prononcé. Les problèmes de hanche constituent aussi une contre-indication. De plus, la grossesse est déconseillée en raison des tensions abdominales et de la pression exercée sur les organes internes. Dans tous ces cas, n'hésitez pas à demander conseil à votre professeur de yoga. Il vous proposera des alternatives adaptées à votre niveau et à votre condition physique. C'est ce qui fait du yoga une pratique si spéciale et accessible à tous ! Image © djvstock / 123rf.com

Dhyana : l’état de méditation parfait

par Nick le févr. 15 2018
Dhyana : l’état de méditation parfait Si vous avez déjà pratiqué le yoga, vous savez que les cours se composent généralement de quatre éléments, dont l'importance varie : les exercices physiques (asanas), les exercices de respiration, la relaxation profonde en Shavasana et la méditation (Dhyana). Ces éléments agissent sur notre corps, notre esprit et notre âme et constituent le fondement de l'effet holistique du yoga sur notre bien-être. Dans cet article, vous découvrirez des faits intéressants sur la méditation Dhyana. La méditation comme partie intégrante du chemin octuple La méditation (Dhyana) occupe souvent une place mineure dans un cours de yoga traditionnel. En effet, c'est une pratique difficile à maîtriser pour les débutants et que même les élèves avancés ne parviennent à atteindre qu'après une pratique considérable. Les conditions requises, comme un environnement parfaitement calme, sont également nécessaires, ce qui rend l'intégration de la méditation dans un cours structuré complexe. La nature exigeante de la méditation Dhyana apparaît clairement lorsqu'on considère le chemin octuple décrit dans les Yoga Sutras de Patanjali. Parmi les huit étapes nécessaires pour atteindre l'éveil, Dhyana occupe la septième place, après les Yamas (postures extérieures), les Niyamas (postures intérieures), les Asanas, le Pranayama , le retrait des sens (Pratyahara) et la concentration (Dharana). Seul Samadhi, la libération, succède à Dhyana, ce qui témoigne de son importance sur la voie de l'éveil. Éprouver un état de bonheur Dans le dhyana, le yogi expérimente un état de béatitude presque indescriptible pour ceux qui ne l'ont jamais vécu. C'est un état de conscience inaccessible à quiconque n'a pas pratiqué la méditation. Cet état n'est comparable ni à l'éveil, ni au sommeil, ni au monde des rêves ; il constitue ainsi une étape sur le chemin de l'éveil, but ultime de nombreux yogis. Découvrez les étapes de la méditation Pour se rapprocher au moins de l'expérience de Dhyana, de nombreux professeurs de yoga proposent des séquences de méditation dans leurs cours. Parfois, les studios de yoga offrent également des cours de méditation spécifiques qui constituent un cadre particulièrement propice à ce type d'expérience. Cela commence par de petits exercices, souvent de cinq minutes seulement. Pour beaucoup de personnes qui pratiquent le yoga pour échapper au tumulte du quotidien, même rester assis en silence pendant cinq minutes est difficile. La première étape des techniques de méditation consiste à laisser passer les pensées qui vous traversent l'esprit pendant ces quelques minutes, sans les juger. La pensée qu'une position assise n'est pas parfaitement confortable. La pensée que la personne à côté de vous au cours de yoga pourrait ouvrir les yeux et vous observer. La pensée du stress que vous apportez au cours de yoga ou qui vous attend après. Vous mettez tout cela de côté. C'est quelque chose qui ne s'apprend que progressivement. Votre professeur de yoga vous aidera en vous montrant des techniques de respiration ou en utilisant le comptage comme support de méditation. La méditation Shakren comme chemin La méditation, où l'on se concentre sur ses chakras, peut également faire partie du chemin vers le Dhyana. C'est une forme de méditation qui permet de se détacher des influences extérieures et de se connecter aux énergies de son corps. Le dhyana est étroitement lié à une divinité. C'est une forme de dévotion, un état d'absorption, la forme la plus pure de méditation qui vous transporte au-delà des limites du monde réel, dans le royaume spirituel. Vous vous concentrez sur le pouvoir d'une divinité que vous avez choisie pour votre dhyana. Il peut s'agir de Krishna ou de Shiva, par exemple, qui imprègnent votre imagination et ne laissent place à aucune autre pensée. Image © nilanewsom / 123rf.com